Tester la sécurité des produits chimiques sans recourir à l’expérimentation animale

© Marco Finsterwald

« La méthode d’évaluation de la neurotoxicité chez les êtres humains que nous développons est à la fois moins coûteuse et mieux adaptée », conclut David Pamies.

  • Description du projet

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    Dans notre vie quotidienne, nous sommes régulièrement exposés à des produits chimiques, notamment des pesticides, des peintures ou encore des détergents. Les substances contenues dans ces produits peuvent altérer le développement cérébral des enfants à tel point que des expert·es supposent que l’augmentation des pathologies neurologiques observée à l’échelle mondiale pourrait leur être imputable.

    La sécurité des produits chimiques est donc un véritable enjeu qui implique la réalisation d’une batterie complète de tests au préalable. Compte tenu de leur coût et de leur degré de complexité, ces tests ne sauraient être réalisés de manière systématique. Qui plus est, ils recourent largement à l’expérimentation animale.

    L’équipe de recherche dirigée par David Pamies entend développer une nouvelle méthode de test qui permettrait d’étudier si une substance porte atteinte au développement cérébral humain. Les scientifiques s’intéressent essentiellement à la myéline qui protège les fibres nerveuses, à l’instar d’une gaine de câble électrique. Toute altération de la gaine de myéline affecte la transmission des messages nerveux, ce qui peut entraîner l’apparition de maladies neurologiques.

    Le projet de recherche de D. Pamies se fonde sur un modèle cérébral en trois dimensions, que l’équipe a développé à partir de cellules souches (BrainSpheres). Si l’expérience est couronnée de succès, la méthode pourrait être intégrée à une série complète de tests pour mesurer le niveau de toxicité des substances chimiques. L’équipe de recherche échange régulièrement avec les autorités européennes compétentes afin de s’assurer que la méthode soit finalement validée et reconnue.

    « Avec ce projet, nous entendons réduire le recours aux animaux de laboratoire. La méthode d’évaluation de la neurotoxicité chez les êtres humains que nous développons est à la fois moins coûteuse et mieux adaptée. Grâce à elle, nous contribuons à la protection des consommateurs et consommatrices contre les effets néfastes des produits chimiques », conclut D. Pamies.

  • Titre original

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    Next-generation human iPSC-derived 3D brain model to quantify chemical-induced effects on myelin